À la Pagaie
« Le kayak de mer est un très bon moyen pour la découverte du milieu, explique d’emblée Alexandra Dardillac en charge des activités nautiques au port de Vitrezay. C’est vraiment accessible à tout le monde, on longe les rives, on passe près des ports… » Claude Feigné, ornithologue et grand pratiquant affine le jugement : « L’estuaire, c’est le plus beau plan d’eau pour le kayak de mer en randonnée, on suit le fleuve, l’ambiance est incroyable. » Tant rive droite que rive gauche, l’activité connaît ces derniers temps un franc succès.
De plus en plus de clubs de voile s’équipent et on peut désormais pratiquer le kayak au Verdon, à Bourg-sur-Gironde, Blaye, Saint-Georges-de-Didonne, Pauillac, ou encore Vitrezay. À Vitrezay justement, des animations variées sont proposées, de la simple initiation à de plus longues courses jusqu’à Port-Maubert par exemple, en passant par des traversées de l’estuaire jusqu’aux rives médocaines, ou bien la découverte des îles.
Et si vous êtes sportifs, vous pourrez toujours, comme Claude Feigné, partir une dizaine de jours en randonnée et vivre ce qu’il appelle « une survalorisation de l’immensité ».
Un théâtre champêtre
Dans cet environnement, que se disputent la terre et l’eau, continuent de pousser, malgré tout, l’orme champêtre, l’aulne, le saule, la menthe aquatique, la guimauve… et le jonc, dont la production, entre Blaye et Vitrezay, reste un cas unique en France. Le jonc est toujours utilisé pour le liage des ceps dans les régions vinicoles, pour la vannerie un peu partout en France et l’égouttage de certains fromages dont un, particulièrement cher aux Charentais : la jonchée.
Malgré le développement des cultures extensives, la nature y est généreuse. Sont encore présents quelques amphibiens comme le triton, la reinette et plusieurs espèces de petits mammifères tels que le rat musqué et le ragondin, voire le vison d’Europe.
Français
















