L’observation des oiseaux
Surprendre le vol des migrateurs
Au détour d’un sentier, sur les hauteurs de Meschers-sur-Gironde, il est des saisons où il suffit de lever les yeux au ciel pour observer un vol d’échassiers.
« L’estuaire de la Gironde est situé sur un axe migratoire majeur, explique Claude Feigné, ornithologue au sein du Parc naturel régional des landes de Gascogne. Du fait de sa taille, de jour comme de nuit, les oiseaux repèrent facilement l’estuaire. » Peu perturbés par les activités humaines, et grâce à une grande diversité de milieux, les oiseaux migrateurs font une halte, parfois même, ils nichent. Les zones de marais sont les plus prisées, mais de nombreux échassiers aiment aussi s’installer quelque temps dans les vasières. Et dans les zones de falaises, notamment vers Barzan, certains oiseaux trouvent de parfaites conditions de nidification.
Des espèces emblématiques ? La cigogne blanche, disparue depuis 1967, et qui est en train de refaire une conquête phénoménale. Il y a aussi toutes les fauvettes aquatiques (comme le phragmite des joncs ou l’aquatique) qui s’arrêtent dans les champs de roseaux (notamment vers Saint-Seurin d’Uzet) pour atteindre un taux d’engraissement qui leur permettra de rejoindre d’une traite le delta du Niger.
D’où observer les oiseaux migrateurs ?
Depuis la pointe de Grave, certainement « le site le plus fabuleux de l’ouest de la France » selon Claude Feigné. Mais aussi des falaises de Barzan, du polder de Mortagne-sur-Gironde, du marais de Saint-Ciers-sur-Gironde, de la conche du Verdon-sur-Mer, de l’île Nouvelle ou des marais du côté d’Ordonnac.
Vous pouvez télécharger les itinéraires cyclistes pour observer les oiseaux sur le site du SMIDDEST en partenariat avec les fédérations départementales de chasse de
la Gironde et de la Charente-Maritime, la Ligue de Protection des Oiseaux et le Parc Naturel Régional des Landes de Gascogne.
Français
















