L’église de Floirac garde jalousement son cimetière
A l’instar de Sainte-Radégonde de Talmont, l’église de Floirac, bâtie, à partir du XIe siècle, avec les pierres d’une villa gallo-romaine, a conservé jalousement son petit cimetière. Plusieurs vieilles tombes à cénotaphes rappellent le rite ancien saintongeais consistant à surmonter les tombes de bancs de pierre. Certains, en forme de croix, étaient probablement réservés aux moines de l’ancien prieuré qui dépendait du chapitre de Luçon, en Vendée.
De nombreux souterrains, dont on ignore précisément l’origine, sillonnent le sous-sol de Floirac et plus particulièrement Féole, l’un des nombreux hameaux du village. Leurs aménagements laissent à penser qu’ils servaient, non seulement de couloirs de circulation, mais également d’habitations au cours des guerres de Religions. La commune de Floirac, point culminant du canton - à 64 mètres d’altitude - était un lieu propice à l’installation de moulins à vent. L’un d’eux, celui de la Sablière, a survécu à l’usure du temps ; il dispose de toute sa mécanique et les comptes du meunier sont encore inscrits sur les murs. Seules manquent les ailes.
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