Saint-Georges-de-Didonne, station familiale
Le passé de Saint-Georges-de-Didonne est intimement lié à celui de Royan. Les seigneurs de Didonne, dépendant du duché d’Aquitaine, exercent leurs pouvoirs au-delà de Meschers, dès le XIe siècle. Ce sont eux qui autoriseront les pèlerins de Compostelle à se placer sous la protection de Saint-Georges ; ce prénom, que les moines donneront au petit bourg qu’ils ont créé. Le premier d’entre eux, Robert, estime être un « clementia dominicus », seigneur par la grâce de Dieu. Son fils, Hélie, fait montre de plus de modestie mais aussi de générosité pour s’accorder les bonnes grâces du ciel ; il fait don de quelques terres aux moines de la Sauve-Majeure, une congrégation bordelaise.
Saint-Georges n’échappera cependant pas aux guerres de Religions. Charles IX interdit l’exercice du culte protestant à Didonne et à Meschers. Ce qui n’empêche pas la Dame de Théon, pour venger la mort de son fils, de faire valoir son droit de « haute justice » en s’acharnant sur les huguenots de Saint-Georges et de Meschers. Un peu plus tard, les dragonnades ne feront qu’accroître le nombre des victimes. En 1768, les « maisons d’oraison », créées par un jeune pasteur, avec l’autorisation du maréchal de Sénectère, à Médis, Didonne et Meschers, seront détruites.
La Révolution institue les communes et leurs tracés. La délimitation entre Royan et Saint-Georges est confirmée par le riveau de Vallières. Saint-Georges continue de rester, autant que faire se peut, à l’écart de la vie mondaine de sa voisine tout en accueillant des estivants en quête d’une certaine authenticité, comme l’historien Jules Michelet. Saint-Georges tente aujourd’hui encore de conserver son image de station balnéaire familiale. Son implantation entre mer et forêts en fait un site tout à fait privilégié au sein duquel le Conseil général a aménagé, dans un parc situé à la pointe de Suzac, un nouveau Pôle Nature à partir d’une villa réhabilitée, d’un sentier de découverte et d’une tour de guet offrant une vue extraordinaire sur l’embouchure de l’estuaire.
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