Chemins et itinéraires
Pour découvrir vraiment un département, il faut avoir l’âme buissonnière. Quitter l’asphalte des sentiers battus par l’automobile, et partir à pied, à vélo, voire à cheval, sur les chemins qui irriguent ses différents pays.
Le Conseil général de la Charente-Maritime, depuis plusieurs années, réalise ou soutient la constitution d’un réseau de plus en plus dense permettant de circuler librement sur des itinéraires oxygénés, le long du littoral, et à travers forêts, vignobles et marais.
Ainsi le réseau actuel de circulation douce recense exhaustivement les quelque 8.646 kilomètres de cheminements : sentiers de grande et de petite randonnée, itinéraires cyclables et pistes VTT, sentiers équestres…
Tous ces chemins ne permettent pas seulement de circuler, et de communiquer. Ils relient aussi entre eux, à l’écart des turbulences de la civilisation de la vitesse, les sites touristiques, les fortifications, les pôles-nature, éléments essentiels et variés du riche patrimoine de notre département.
Voies vertes : cheminer en toute liberté
Réservées aux moyens de circulation « douce », les voies vertes sont synonymes d’oxygène, de liberté, d’accessibilité et de sécurité. La Charente-Maritime développe rapidement son réseau.
Le développement des voies vertes vient de l’attention croissante portée aux moyens de circulation « douce ». Il correspond aussi à la volonté de valoriser des sites ou des axes méconnus comme des canaux ou d’anciennes voies ferrées. Institutionnalisées depuis leur inscription dans le Code de la route, en septembre 2004 (ce qui permet de mieux faire respecter la réglementation les concernant), les voies vertes se caractérisent par leur haut degré de sécurité et d’accessibilité.
Elles sont donc ouvertes exclusivement aux piétons, aux cyclistes, aux rollers, aux PMR (Personnes à Mobilité Réduite) et, en certains endroits, aux cavaliers. Ce qui exclut tout moyen de locomotion motorisé.
La Charente-Maritime est sillonnée par 4 voies vertes, qui traversent des régions aux paysages variés, très représentatifs de la diversité du département.
De Clérac à Chevanceaux, via Saint-Martin d’Ary et Saint-Palais-de-Négrignac, dans le sud du département, une voie verte a été aménagée par la Communauté des Communes de la Haute-Saintonge, avec l’aide du Conseil général, sur le tracé d’une ancienne voie ferrée.
Longue de 14 kilomètres en Charente-Maritime, elle se prolonge au nord, en Charente, jusqu’à Barbezieux. Des « boucles » ont été aménagées le long de son tracé.
De Ronce-les-Bains à Saint-Palais-sur-Mer, sur 16 kilomètres, une voie verte traverse les superbes espaces de la forêt de la Coubre (gérée par la Communauté d’Agglomération Royan Atlantique et l’ONF).
Le long de l’estuaire de la Gironde, sur 16 kilomètres, une voie verte part du pôle-nature de Vitrezay.
Elle longe le fleuve, puis court à travers les marais et s’achève actuellement à Port-Maubert. Le Conseil Général poursuit ses travaux, puisque cette voie, une fois achevée, atteindra le Parc de l’estuaire, à Saint-Georges-de-Didonne.
De Cabariot à Bellevue (ancienne « Auberge des 3B »), le long du canal Charente-Seudre, une autre voie verte a été aménagée sur l’ancienne voie ferrée Rochefort- Marennes. Elle traverse la Charente au pont de la Cèpe et passe par Trizay (Monthérault) et Saint-Agnant, longeant le canal à travers les marais environnants.
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